Solitude et ménopause : de nouveaux résultats grâce à vous
Grâce à votre participation, la première étude de CLIMATERE, publiée dans la revue scientifique Maturitas, apporte un éclairage sur les liens entre le sentiment de solitude et les symptômes de la ménopause.
Grâce à votre participation, la première étude de CLIMATERE, publiée dans la revue scientifique Maturitas, apporte un éclairage sur les liens entre le sentiment de solitude et les symptômes de la ménopause.
Ce que montrent vos réponses
L’analyse, portant sur 4 124 participantes, a étudié les relations sociales, le sentiment de solitude et 21 symptômes (moral, sommeil, manifestations physiques, sexualité).
Il en ressort que :
· Des symptômes globalement plus marqués sont observés chez les femmes ressentant de la solitude, même en tenant compte de l’âge, des traitements ou des habitudes de vie.
· Une différence de ressenti, même en étant entourée : Chez les femmes ressentant de la solitude sans être socialement isolées, on note davantage d’anxiété, de symptômes dépressifs, de manifestations physiques et une baisse d’intérêt pour la sexualité (aucun lien n’est en revanche prouvé avec les bouffées de chaleur).
· Un impact sur les symptômes sévères : Environ 11 % des participantes présentaient des symptômes sévères. Ces derniers étaient plus fréquents chez les femmes se sentant seules, indépendamment des autres facteurs.
Ces résultats attirent ainsi l’attention sur le sentiment d’être seule, y compris lorsqu’on est entourée : avoir des contacts réguliers ne signifie pas toujours se sentir soutenue ou avoir quelqu’un à qui se confier.
Qu’en retenir pour la santé des femmes ?
Ces résultats encouragent un accompagnement de la ménopause au-delà de ses seules dimensions hormonales et gynécologiques. Le moral, le sommeil, le sentiment d’être soutenue et les difficultés du quotidien méritent aussi une place dans les échanges avec les professionnels de santé, sans minimiser les symptômes physiques.
L’enjeu de santé publique est de permettre à chaque femme d’être écoutée et d’accéder à un accompagnement adapté à ses besoins, qu’il soit médical, psychologique ou social. Cela ne se joue pas uniquement en consultation : l’entourage, le milieu professionnel et les structures de proximité ont également un rôle à jouer pour mieux reconnaître les difficultés et soutenir les femmes.
Quelle que soit sa situation personnelle, familiale ou professionnelle, chaque femme doit pouvoir parler de ce qu’elle vit et trouver du soutien. Mieux accompagner la ménopause, c’est prendre soin des femmes dans toutes les dimensions de leur vie.
Merci sincèrement à toutes les participantes pour leur confiance et le temps consacré aux questionnaires.
Vos réponses peuvent rendre ces travaux possibles et faire progresser les connaissances sur la santé des femmes. Alors, rejoignez l’étude !